Patrick Buisson : « Jeanne, au secours ! »

Que Dieu m’y garde – Le procès de Jeanne d’Arc

En cette année johannique, Patrick Buisson tire les leçons politiques du procès de Jeanne d’Arc et de son épopée. Le célèbre politologue analyse ce qu’apporte Jeanne à la constitution de l’identité française et les mythes politiques dont elle est porteuse.

À partir de 19m57s

Vidéo : Jeanne d’Arc, mystique et diplomate

L’environnement politique et spirituel de Jeanne d’Arc

Philippe Conrad reçoit Dominique Paoli, auteur de l’introduction et de la postface du livre de Siméon Luce Jeanne d’Arc à Domremy (Via Romana – 248 p. – 22 €). Historienne, essayiste et journaliste, Dominique Paoli accompagne les travaux que l’historien Siméon Luce (1833-1892) a consacrés aux origines de la mission de Jeanne d’Arc, interprétant ses voix avec une neutralité prudente tout en apportant des preuves tangibles sur le comportement de l’héroïne, à la fois patriote, mystique et dotée d’une irrésistible force de persuasion.

à partir de 23m17s

Sainte Jeanne d’Arc et Rouen

Pour le centenaire de sa canonisation, Rouen s’engage et rend hommage à Sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France, brûlée en ses murs il y a près de six cents ans. L’histoire entre la ville normande et la Sainte est riche, et se poursuit encore au XXIe siècle, à travers différents lieux et noms liés à Sainte Jeanne d’Arc.

Six mois de souffrance

Prisonnière depuis le 23 mai 1430, Sainte Jeanne d’Arc fut vendue aux Anglais le 21 novembre 1430, et entama alors un trajet vers Rouen, où elle arriva la veille de Noël 1430. Les interrogatoires commencèrent aussitôt, et la Pucelle fut enfermée dans une tour du château de Philippe-Auguste. Son procès pour hérésie, quant à lui, débuta officiellement le 21 février, et dura jusqu’au 24 mai 1431, date à laquelle fut prononcée sa condamnation au bûcher pour soixante-dix chefs d’accusation, dont hérésie, apostasie, mensonge… Ces quelques mois furent terribles pour la jeune femme, mais restent aujourd’hui un ardent témoignage de sa foi. Malmenée, humiliée, voire maltraitée par ses geôliers et ses juges, ne pouvant compter sur aucun soutien parmi le tribunal, à la solde des Anglais ou simplement sous leur menace, Sainte Jeanne d’Arc fit preuve d’un courage admirable. Jamais elle ne dévia dans son récit, jamais elle ne douta de Dieu, ni du caractère divin de sa mission, encore moins de son aboutissement. Sa sincérité, son assurance furent telles que le tribunal peina à trouver de vraies raisons d’inculpation. Seules la ruse et les fausses promesses de l’évêque Pierre Cauchon, qui présidait le procès pour lui donner un apparat d’approbation par l’Église, parvinrent à faire faussement abjurer la jeune femme, dans l’abbatiale de Saint-Ouen, jusqu’à ce que la duplicité du juge se fasse jour ; Jeanne revint alors sur ses paroles, et fut donc condamnée, le 24 mai 1431, pour relapse, c’est-à-dire pour être « retombée en hérésie ». Une semaine plus tard, sur la place du Vieux Marché, Jeanne fut conduite au bûcher et brûlée. Son dernier mot fut un cri d’amour : « Jésus ! ». Elle avait dix-neuf ans.

Rouen rachète son honneur

Si Rouen vit mourir Jeanne d’Arc, c’est aussi dans la ville normande que commença le procès de réhabilitation de celle qui deviendrait, bien des années plus tard, sainte. Dès la prise de la ville, en 1440, le Roi Charles VII ordonna la réouverture du procès afin de condamner « les ennemis de Jeanne l’ayant fait mourir contre raison et très cruellement ». C’est Guillaume Bouillé, recteur de l’Université de Paris, qui fut responsable de cette contre-enquête, débutée le 4 mars 1440. Il entendit de nombreux témoins : contemporains de Jeanne, membres du tribunal qui l’avait condamnée… Rapidement, le vrai sens de la mission de Jeanne d’Arc, ses qualités et ses bienfaits furent mis en évidence, mais il fallut attendre 1455 pour que soit réouvert officiellement le procès, sous l’égide du nouveau pape, Calixte III : seule l’Église, en effet, pouvait revenir sur un jugement qu’elle a elle-même émis. Finalement, le 7 juillet 1456, le premier procès et ses conclusions furent déclarés « nuls, non avenus, sans valeur ni effet ».

Rouen et Jeanne aujourd’hui

Difficile, en se promenant dans Rouen au XXIe siècle, de ne pas être confronté à Jeanne d’Arc. Que ce soit dans les noms de rue ou les bâtiments et lieux fréquentés par la Pucelle, tout nous renvoie à la sainte de Domrémy.

Les lieux d’époque

En premier lieu, il faut évidemment évoquer la place du Vieux-Marché, en centre-ville de Rouen. C’est là que fut dressé le bûcher où périt Jeanne d’Arc. Si la place, depuis 1431, a été grandement modifiée, l’emplacement exact du bûcher est marqué par une croix monumentale, comme ce fut prescrit par le Vatican dans le compte-rendu du procès de Réhabilitation, qui recommandait « l’apposition d’une croix honnête pour la perpétuelle mémoire de la défunte ». Celle-ci date des années 1970, soit plus de cinq siècles après la demande du Vatican. Une fois le supplice achevé, les cendres de la Sainte ont-elles été dispersées dans la Seine depuis l’ancien Pont Mathilde, pont en pierre du XIIe siècle, construit par l’Emperesse Mathilde – pas la femme de Guillaume le Conquérant – et aujourd’hui disparu. Il se situait à proximité de l’actuel Pont Boieldieu. L’église abbatiale de Saint-Ouen a aussi connu un épisode important du bref séjour rouennais de la Pucelle : c’est dans le cimetière de cette abbaye que, piégée par l’évêque Cauchon et effrayée par un faux bûcher érigé là dans ce seul but, elle abjura, le 24 mai 1431, avant de se rétracter dans les heures suivantes. L’église n’est aujourd’hui attachée à aucune paroisse, et sert principalement à accueillir des expositions et certains offices exceptionnels. La Tour Jeanne d’Arc, enfin, est le dernier vestige du Rouen qu’a connu Jeanne d’Arc. Mais contrairement à ce que son nom laisse penser, il ne s’agit pas de la Tour où fut emprisonnée la Pucelle, mais seulement du donjon du château de Philippe Auguste. La jeune femme y fut confrontée aux bourreaux et à la salle de torture qui s’y trouvaient, là encore pour l’effrayer, mais sa prison était située dans une autre tour du château, dite Tour de la Pucelle, dont les fondations sont visibles au niveau du 102 de la rue Jeanne d’Arc. Le château fut démantelé à partir de 1591, et seul le donjon y survécut, avant de tomber en ruines puis d’être réhabilité au XIXe siècle sous la direction de Viollet le Duc. Il accueille désormais un musée consacré à Sainte Jeanne d’Arc.

Les hommages

Deux statues rendent hommage à la Pucelle, l’une à Rouen, et l’autre à Bonsecours. Celle de Rouen, Jeanne au bûcher, date de 1928 et est l’œuvre du sculpteur Maxime Real del Sarte, passionné par la Pucelle. Elle se trouve accolée à l’église Sainte Jeanne d’Arc, et son socle contient de la terre du bûcher de 1431. À Bonsecours, à côté de la basilique et surplombant Rouen, se trouve le Monument Jeanne d’Arc, œuvre de l’architecte Jules Lisch. Inauguré en 1892, ce monument consiste en une statue de la sainte haute de 2m, située au cœur d’un édicule, surplombé d’une statue de Saint- Michel. De part et d’autre du dôme principal se trouvent deux petits dômes secondaires qui abritent les statues des Sainte Marguerite et Sainte Catherine. Une troisième statue se trouvait au centre de la fontaine de la Pucelle, située Place de la Pucelle, mais la fontaine a été détruite par les bombardements en 1944. Sur le Pont Boieldieu, construit dans la seconde moitié du XXe siècle, a été apposée une plaque commémorative : « Près d’ici, le mercredi 30 mai 1431, après le supplice du Vieux Marché, les cendres de Jeanne d’Arc furent jetées dans la Seine depuis le haut de l’ancien Pont Mathilde ». Longtemps, les Rouennais venaient commémorer la mémoire de Sainte Jeanne d’Arc en jetant des fleurs depuis le pied du pont. Situé dans l’ancien palais archiépiscopal de Rouen, l’Historial Jeanne d’Arc fait office de musée sur la sainte, mêlant archives et technologies modernes. On y retrouve les différentes étapes et actions de la vie de Sainte Jeanne d’Arc, mais aussi une reconstitution du procès de la Lorraine. Une partie est également consacrée au mythe Jeanne d’Arc, de ses origines à ses différents moyens de propagation. En plus de la place de la Pucelle et la rue Jeanne d’Arc, déjà évoquées plus haut, se trouve enfin, dans les hauteurs de Rouen, un quartier consacré à Sainte Jeanne d’Arc, où l’on trouve plusieurs rues qui l’évoquent. Ce quartier a été construit au XIXe siècle, à une période où le personnage de Jeanne d’Arc refait surface après près de quatre siècles d’oubli, jusqu’à obtenir la canonisation de l’héroïne française :

– La rue de Domrémy, ville de naissance de la Sainte Jeanne d’Arc

– Les rues Saint-Michel, Sainte-Catherine et Sainte-Marguerite, qui entourent la place Jeanne d’Arc et désignent les Voix de la sainte, avec qui elle a échangé jusqu’à sa mort

– La rue du Bois-Chenu, nom du lieu-dit où elle a entendu ses Voix pour la première fois, à proximité de Domrémy

– La rue de Reims, allusion à la ville des sacres, où elle a conduit le Dauphin, futur Charles VII, afin qu’il devienne Roi de France

– La rue de Vaucouleurs, châtellenie dont relevait Domrémy, et qui avait pour capitaine Robert de Baudricourt, le premier à avoir cru Jeanne d’Arc, lui remettant une escorte en février 1429 afin qu’elle puisse se rendre à Chinon, rencontrer le Dauphin.

Johanna 2020 : retrouvons-nous sur Facebook !

Retrouvez l’actualité de l’évènement Johanna 2020 et toutes les informations pratiques pour participer à cet évènement sur notre page officielle : Johanna 2020 ! Vous pourrez également vous inscrire à l’évènement Facebook Pèlerinage Johanna 2020 pour être informé des dernières nouvelles.

Le pèlerinage Johanna 2020 à Rouen

Johanna 2020 est une Association Loi 1901 fondée à Rouen pour organiser le Pèlerinage du Centenaire, les 1er et 2 mai 2020. Il s’agit d’une équipe d’une douzaine de bénévoles, normands pour la plupart, catholiques et patriotes, qui prennent sur leur temps personnel pour organiser cet événement exceptionnel en invitant tous ceux qui désirent s’associer à cet hommage. L’aumônerie du pèlerinage est assurée par des prêtres de l’Institut du Christ-Roi.

L’hommage du Centenaire

Notre Pèlerinage veut rendre à la Sainte de la Patrie un hommage digne de sa grandeur ! À l’occasion du centenaire de la canonisation de Sainte Jeanne d’Arc, à Rouen, la ville-même de son supplice, nous glorifierons l’héroïne de la Guerre de Cent ans, nous demanderons son intercession pour la France d’aujourd’hui, et nous redécouvrirons son histoire, son témoignage, sa sainteté.

Une marche

Lors d’un pèlerinage au départ de Bonsecours et à destination de l’église Saint Patrice, nous marcherons sur les traces de la sainte patronne de la France, notamment sur la Place du Vieux-Marché où fut érigé son bûcher, ou au pied du Pont Boieldieu, où ses cendres furent dispersées dans la Seine par les Anglais, le 30 mai 1431.

Des cérémonies

Lors de la messe célébrée dans l’abbatiale de Saint Ouen à Rouen, près du lieu du soi-disant parjure de la Sainte, le samedi, nous ferons monter nos intentions de prière et nos demandes d’intercession, pour la France et pour l’Église. Les messes seront célébrées dans la forme extraordinaire du rite romain.

Des conférences

Enfin, lors de deux conférences, nous nous replongerons dans la vie de sainte Jeanne d’Arc, et nous redécouvrirons l’œuvre prophétique de la Pucelle d’Orléans, brûlée par l’envahisseur anglais avant même ses vingt ans, réhabilitée par le Vatican à la demande de Charles VII, et canonisée voilà un siècle.

Sainte Jeanne d’Arc : du martyre à la canonisation

Le 16 mai 1920, Jeanne d’Arc était canonisée par le Pape Benoît XV. Cent ans plus tard, Rouen, ville qui l’a condamnée puis réhabilitée, lui rend hommage et demande, près de 600 ans après son décès, son secours. Saint Jeanne d’Arc, en effet, est plus que jamais d’actualité.

Jeanne, la Sainte

Sainte Jeanne d’Arc est l’incarnation même des trois vertus théologales : la foi, la charité et l’espérance. Sa foi se caractérise par sa proximité directe avec Dieu, à travers les Saints qu’Il lui envoie pour l’appeler, la conseiller et la soutenir. La prière qui rythme sa vie, notamment avant les combats, sa certitude absolue de la maîtrise divine des événements, de son départ de Domrémy jusqu’au terme de son procès, ainsi que sa devise, « Dieu premier servi », témoignent de la profondeur de la foi de la Pucelle d’Orléans. Sa célèbre réponse quant à son état de grâce, « si je n’y suis, Dieu veuille m’y mettre ; si j’y suis, Dieu veuille m’y tenir », est la preuve d’une intelligence chrétienne rare et profonde, à la fois pleine de confiance en Dieu et d’humilité. La charité de Sainte Jeanne d’Arc est la plus parfaite qui soit : à l’image du Christ, elle a donné sa vie par amour, pour le salut à la fois charnel et éternel de la France. C’est l’amour qui l’a toujours guidée : l’amour de Dieu, l’amour de sa patrie et de son Roi, l’amour de son prochain. Bien que contrainte de faire la guerre, elle chercha toujours à limiter les dégâts, et nombre de ses soldats purent sauver leurs âmes en se confessant sur le champ de bataille. L’espérance, quant à elle, est visible dans son abandon total envers la Providence. Dieu sauvera la France, elle en avait l’assurance, ce qui est particulièrement flagrant lors de son procès notamment, quand elle déclara à ses juges, en réponse à leur question sur la haine que porterait Dieu aux Anglais : « De l’amour ou de la haine que Dieu a pour les Anglais, je n’en sais rien ; mais je sais bien qu’ils seront tous boutés hors de France, excepté ceux qui y périront ». Dieu peut tout.

Jeanne, la sauveuse

Dire que l’action de Sainte Jeanne d’Arc a été bénéfique à la France est un euphémisme. En proie à la guerre civile, tiraillée entre deux clans auxquels s’ajoutent les Anglais, privée de Roi, la France est au plus mal lorsque pour la première fois, Jeanne, âgée de seulement treize ans, entend ses Voix. D’abord effrayée, Sainte Jeanne d’Arc finit par identifier Sainte Marguerite, Sainte Catherine et Saint Michel Archange, et se mit en marche pour accomplir le projet de Dieu pour la France : bouter l’Anglais hors du Royaume, et mener à Reims le Dauphin, afin qu’il soit sacré Roi de France. Militairement, politiquement et spirituellement, l’action de la future Sainte fut un triomphe. À sa mort, le 30 mai 1431, la France est encore divisée, l’envahisseur anglais est toujours présent sur des pans entiers du territoire, mais le sens du vent a changé : Orléans a été libérée, les Anglais ont été défaits à Patay et leur prétendue invincibilité n’a plus lieu d’être, Troyes, Châlons et Reims ont fini par ouvrir leurs portes… Seules la Normandie, la Picardie, une partie de l’Île de France et la Bourgogne restent alors sous contrôle anglais. Les armées du Dauphin, devenu Charles VII à la suite du sacre à Reims, ont pris l’ascendant, et la Guerre de Cent ans touche à sa fin – même si des soubresauts la font s’achever officiellement en 1475.

Si Jeanne d’Arc n’a pas connu le succès final, elle a donné l’impulsion qui a permis aux armées françaises de prendre le dessus. Le sacre de Charles VII à Reims, le 17 juillet 1429, est l’aboutissement de longs mois d’efforts pour Sainte Jeanne d’Arc, tant diplomatiques que militaires. Accusée de folie et d’hérésie, moquée, elle a dû gagner petit à petit la confiance des seigneurs afin d’approcher le Dauphin, lui-même initialement peu sensible à son discours, et ensuite faire ses preuves militairement pour prouver qu’elle est bien entre les mains de Dieu et que ce-dernier a effectivement un grand projet pour la France : la réunir derrière son Roi. On attribue la naissance du patriotisme en France à l’épopée de Sainte Jeanne d’Arc, qui a uni les Français autour de leur Roi, selon la volonté divine ; ainsi explique-t-elle à Charles VII, à l’issue de son sacre : « Gentil Roi, or est exécuté le plaisir de Dieu qui voulait que vous vinssiez à Reims recevoir votre sacre, en montrant que vous êtes vrai Roi et celui auquel le Royaume de France doit appartenir ». Si Jeanne a sauvé et réunifié la France en tant que Royaume terrestre, elle l’a aussi sauvée dans le Royaume Céleste. Par la Triple Donation du 21 juin 1429, elle fait de Jésus-Christ le vrai Roi de France, et de Charles VII et ses successeurs ses lieutenants sur Terre. Le pacte conclu à Reims en 496, lors du baptême de Clovis, entre Dieu et la France, est renouvelé. La fille ainée de l’Église retrouve sa place. Notons que ceci ne fut rendu possible que par la grande foi du Dauphin, qui a choisi de faire confiance à Jeanne d’Arc, étant un temps, comme il le dit lui-même « le plus pauvre chevalier de France : il n’a plus rien », avant d’aller se faire sacrer à Reims.

Jeanne, aujourd’hui

Figure historique de la patrie, Sainte Jeanne d’Arc a, encore aujourd’hui, un rôle à jouer. Si notre pays n’est heureusement pas en état de guerre civile, la France est toutefois au bord de la rupture, divisée en plusieurs clans. De même qu’en 1429, la France se cherchait un Roi, victime de l’incurie des précédents, elle est à ce jour quasiment ingouvernable, souffrant là-encore des défaillances de ses dirigeants. Enfin, la fille aînée de l’Église a atteint un niveau de déchristianisation très avancé : des églises sont pillées et profanées, d’autres tombent en ruines, certaines sont même vendues, et le magistère de l’Église n’a plus droit de cité, quand il n’est pas tourné en dérision. Le message, l’action et la foi de notre patronne secondaire sont donc plus que jamais nécessaires et d’actualité.

Sainte Jeanne d’Arc, priez pour nous !